Deux gestes que vous pratiquez chaque semaine. Ce module ne part pas de zéro : il revient sur l’interview et le portrait pour les rendre plus précis, plus vivants et plus justes.
13fichiers audio
17 mind’écoute au total
1 h 30avec les exercices
8 Mopour tout télécharger
Mode d’emploi
Comment suivre ce module
Les capsules sont courtes — de 30 secondes à 2 minutes. Elles ne se chargent qu’au moment où vous appuyez sur « lecture », pour épargner vos données.
Écoutez dans l’ordre
De la capsule 0 à la capsule 3. Vous pouvez tout suivre d’un coup ou une capsule par jour.
Faites vraiment les pauses
Quand un encadré orange dit « Mettez sur pause », arrêtez-vous et écrivez votre réponse. C’est là qu’on apprend.
Travaillez à deux ou à trois
Comparez vos réponses avec une collègue avant de passer à la suite. Le désaccord est utile.
Faites les deux séries d’exercices
Un bloc orange après la capsule 1d, un autre après la 2c : quiz, réécritures, scénarios de terrain, avec les réponses commentées. Cochez les capsules au fur et à mesure, votre progression reste sur votre téléphone.
PDF
Le support de présentation, à télécharger
29 diapositives en français reprenant tous les points essentiels du module : à projeter en salle, à lire sur téléphone ou à imprimer. Conçu et produit par Kobo Sport.
Neuf capsules, treize fichiers audio : la capsule 1c se découpe en cinq écoutes successives. Chaque capsule donne l’essentiel appliqué au sport, puis renvoie aux leçons correspondantes du manuel La Pratique du métier de journaliste en 52 leçons, en accès libre sur journalismeafricain.com. Deux séries d’exercices complètent le parcours.
Votre progression
0 / 13étapes franchies
Partie 1
Interviewer les sportifs
0
Capsule 0 — Accueil : ce que vous allez travailler
Audio 1 min 38 s767 Ko
Le cadre du module en une minute et demie : pourquoi l’interview et le portrait, et comment se déroule le parcours.
Vous savez déjà faire. L’idée n’est pas de tout reprendre, mais d’affûter deux gestes que vous pratiquez chaque semaine.
Passer de « Comment vous sentez-vous après ce match ? » à la question qui fait dire au sportif quelque chose qu’il n’a jamais dit.
Le module se découpe comme vous voulez : des capsules courtes, à écouter d’affilée ou une par jour.
II
Mettez sur pausePensez à votre dernière interview avec un sportif. Qu’est-ce qui a manqué ? Notez votre réponse sur une feuille et gardez-la : on y revient à la fin du module.
1a
Capsule 1a — Les règles de base, appliquées au sport
Audio 2 min 07 s995 Ko
Les règles qui transforment un interrogatoire en échange — et comment les adapter aux quatre situations du sport.
Évitez les longues questions. En zone mixte vous avez parfois 90 secondes : une question de 30 secondes, c’est un tiers de votre temps perdu.
Une question à la fois. À une question double, le joueur répond à la dernière — la plus facile — et oublie la première.
Adaptez-vous au format : conférence de presse, zone mixte, interview flash, entretien en tête-à-tête.
Trois règles de conduite : annoncez qui vous êtes et pour quel média ; fixez le « on » et le « off » avant, pas après ; avec un mineur, l’accord du jeune sportif ne suffit pas.
II
Mettez sur pausePensez à votre dernière interview. Avez-vous posé une question double ? Notez-la, puis réécrivez-la en deux questions séparées.
La capsule la plus longue du module, en cinq pistes : trois pistes d’explication encadrant deux extraits d’interview à écouter et à comparer. Écoutez-les dans l’ordre indiqué.
Et surtout : quand la joueuse dit « j’ai failli arrêter le football l’année dernière », le journaliste passe au match suivant. C’était la meilleure phrase de l’entretien.
La même interview, menée autrement. La meilleure information était déjà dans le premier extrait — seules la préparation, la relance et le silence ont changé.
Après une défaite, une blessure, un drame : la douleur se respecte. Vous pouvez demander, vous ne pouvez pas forcer. Proposez un autre moment.
L’interview en plusieurs langues : laissez la personne parler dans la langue où elle est la plus précise, et traduisez avec soin.
II
Mettez sur pauseUne joueuse vient de marquer le but de la qualification à la dernière minute. Écrivez votre première question en zone mixte — ou enregistrez-la en note vocale de 15 secondes. Interdit : « Comment vous sentez-vous ? »
On vous demande les questions à l’avance ? Proposez les thèmes, pas les questions.
On vous demande de relire l’article ? Une vérification des citations pour l’exactitude, si vous le souhaitez. Jamais une réécriture.
Un club impose des conditions que vous acceptez ? Dites-le à votre public.
Le « gombo ». Même si vous vous croyez libre, le public et la source considèrent que vous avez été payée — et la prochaine fois, ils vous le rappelleront. Si votre rédaction ne couvre pas vos frais, c’est un problème à régler avec elle, pas avec la source.
Interviewer les sportifs — à faire après la capsule 1d
Comptez une vingtaine de minutes. Faites-les sur une feuille, seule puis à deux. Les réponses commentées sont sous chaque question : ne les ouvrez qu’après avoir écrit la vôtre.
1. Quiz — les règles du jeu
1. Vous avez quatre-vingt-dix secondes en zone mixte avec une joueuse qui vient de marquer. Par quoi commencez-vous ?
A. « Comment vous sentez-vous après ce match ? »
B. « À la 70e minute, vous avez parlé longtemps avec l’entraîneur. Que lui avez-vous dit ? »
C. « Pouvez-vous revenir sur le déroulement de la rencontre, les choix tactiques et vos perspectives ? »
Voir la réponse
B. Une question courte, précise, ancrée dans un moment que vous avez vu. La A est convenue : vous connaissez déjà la réponse. La C est longue et triple — elle vous coûte un tiers de votre temps.
2. « Pourquoi avez-vous perdu, et qu’allez-vous changer pour le match retour ? » Quel est le problème ?
A. La question est trop agressive.
B. C’est une question double : le joueur répondra à la seconde, la plus facile, et oubliera la première.
C. Il n’y a pas de problème.
Voir la réponse
B. Une question à la fois. Posez la première, écoutez la réponse, puis posez la seconde.
3. Dans quel ordre construisez-vous vos questions pour un entretien en tête-à-tête ?
A. Profond, simple, boucle, léger.
B. Simple, profond, léger, boucle.
C. Dans l’ordre chronologique de la carrière.
Voir la réponse
B. On commence simple pour mettre en confiance, on va au profond, on relâche avec une question plus légère, et on boucle — par exemple avec « Qu’est-ce que je ne vous ai pas demandé ? », qui donne souvent la meilleure réponse.
4. L’attaché de presse d’un club vous demande vos questions à l’avance. Que faites-vous ?
A. Vous les envoyez : sans cela, pas d’interview.
B. Vous proposez les thèmes, pas les questions.
C. Vous refusez tout échange préalable.
Voir la réponse
B. Les thèmes suffisent à rassurer sans vous déposséder de l’entretien. Même logique pour la relecture : une vérification des citations pour l’exactitude, jamais une réécriture. Et si un club impose des conditions que vous acceptez, dites-le à votre public.
5. Vous voulez interviewer une athlète de seize ans sur un sujet sensible. Que vous faut-il ?
A. Son accord suffit, elle est la première concernée.
B. L’accord de son club.
C. Ses parents ou son tuteur doivent être informés, en plus de son accord à elle.
Voir la réponse
C. Avec un mineur, l’accord du jeune sportif ne suffit pas — surtout si le sujet est sensible.
6. En fin d’entretien, un joueur vous confie « en off » qu’il quitte le club. Que pouvez-vous en faire ?
A. Le publier : il vous l’a dit, c’est à vous.
B. Rien en son nom. Ce qui est dit en off ne se publie pas au nom de la personne.
C. Le publier en citant « une source proche du joueur ».
Voir la réponse
B. Et surtout : mettez-vous d’accord sur ce qui est « on » et ce qui est « off » avant l’entretien, pas après. Vous pouvez chercher à faire confirmer l’information par ailleurs, mais pas la lui attribuer.
7. À la fin d’une conférence de presse, on vous tend une enveloppe « pour le transport ». Que dit le module ?
A. C’est acceptable si vous restez libre de ce que vous écrivez.
B. Le problème n’est pas seulement moral : le public et la source considéreront que vous avez été payée, et la prochaine fois ils vous le rappelleront.
C. Cela ne concerne que les journalistes politiques.
Voir la réponse
B. Si votre rédaction ne couvre pas vos frais, c’est un problème à régler avec elle, pas avec la source.
2. Atelier de réécriture
Voici cinq questions faibles, entendues partout. Réécrivez chacune pour qu’elle soit précise, qu’elle demande un récit et qu’elle porte sur la personne.
« Comment vous sentez-vous après cette victoire ? »
« Êtes-vous satisfaite de votre saison ? »
« Que pensez-vous de l’arbitrage, du terrain et de l’organisation ? »
« On dit que vous partez en Europe, vous confirmez ou pas, et quand ? »
« Un message pour les supporters ? »
Voir un exemple de réécriture
« Comment vous sentez-vous après cette victoire ? » → « À 2-1, vous avez demandé le ballon alors que vous veniez de manquer deux occasions. Qu’est-ce qui vous a fait lever la main ? »
« Un message pour les supporters ? » → « Il y avait une banderole à votre nom dans le virage nord. Vous l’avez vue ? »
3. L’interview à la loupe
Réécoutez l’extrait « interview ratée » de la capsule 1c. Notez chaque erreur que vous entendez, puis indiquez où et comment vous auriez relancé.
Voir le relevé des erreurs
Une question d’ouverture longue et double. La parole coupée. Une erreur de club non préparée. Et l’erreur décisive : la joueuse dit « j’ai failli arrêter le football l’année dernière » et le journaliste enchaîne sur le match suivant. C’était là qu’il fallait relancer : « Failli arrêter ? »
4. Scénario — la zone mixte
Une attaquante sort du terrain en larmes après une élimination. Elle vous dit : « Je n’ai rien à dire. » Vous avez trois possibilités.
A. Insister : c’est votre travail, et votre rédaction attend un son.
B. Faire silence, lui dire que vous comprenez, et proposer un rendez-vous plus tard ou demain.
C. Passer par l’attaché de presse pour qu’il la convainque.
Ce que dit le module
B. La douleur se respecte : vous pouvez demander, vous ne pouvez pas forcer. Proposer un autre moment vous coûte un son ce soir et vous donne souvent un meilleur entretien le lendemain — et une source qui vous fera confiance la saison prochaine. La A abîme la relation ; la C délègue à quelqu’un dont les intérêts ne sont pas les vôtres.
5. Votre fiche de préparation
Choisissez une sportive ou un sportif que vous aimeriez interviewer, et remplissez cette fiche. C’est l’exercice le plus utile du module.
Sujet — de qui s’agit-il ?
Angle — un point de vue précis, en une seule phrase.
Trois informations trouvées — dont au moins une que la personne n’a jamais racontée.
Dix questions, dans l’ordre : simple, profond, léger, boucle.
Plan B — les deux questions que vous poserez si l’on ne vous donne que deux minutes.
6. Défi (facultatif)
Enregistrez une interview de cinq minutes avec un proche, sur un sujet qu’il connaît bien. Réécoutez-vous : comptez vos questions doubles et vos silences. Envoyez-la en note vocale si vous voulez un retour.
Partie 2
Le portrait sportif
2a
Capsule 2a — Montrez la personne, pas le palmarès
Audio 1 min 52 s877 Ko
« Née à Bafoussam en 1999, Carine Ewodo a joué à Yaoundé avant de signer en Turquie en 2023. » Ceci est un CV. « Avant chaque match, Carine Ewodo relace trois fois sa chaussure gauche. La droite, jamais. » Ceci est le début d’un portrait.
Oubliez la chronologie. Les dates se glissent dans le texte, elles ne le structurent pas.
Cherchez la ligne de force : ce qui explique la personne et revient d’un bout à l’autre.
Le détail révélateur. Vous observerez cent choses : gardez-en deux ou trois.
La technique du miroir. Interrogez deux ou trois personnes autour d’elle. C’est souvent l’adversaire qui dit la chose la plus juste.
II
Mettez sur pausePensez à un sportif que vous connaissez bien. Quelle serait sa ligne de force, en une phrase ? Écrivez-la : c’est peut-être le fil de votre prochain portrait.
L’exactitude. L’anecdote que tout le monde raconte sur un joueur n’est pas forcément vraie.
L’équilibre. Un portrait fait uniquement d’éloges est une publicité ; une rumeur négative ajoutée « pour équilibrer » est une faute. L’équilibre, c’est la nuance vérifiée — et le droit de réponse.
La vie privée. Une confidence sur la santé, la famille ou l’argent n’est pas une autorisation de publier. Demandez : « Est-ce que je peux l’écrire ? »
Pas de stéréotypes. Avant de publier une phrase sur une sportive, posez-vous la question : l’écrirais-je pour un homme ? Si la réponse est non, réécrivez.
II
Mettez sur pause« Mère de deux enfants, elle trouve encore le temps de courir le 400 m. » L’écririez-vous pour un homme ? Écrivez votre réponse, puis réécrivez la phrase.
Deux moments décident du sort d’un article : la première phrase et la dernière. L’attaque décide si on vous lira ; la chute décide ce que le lecteur emportera.
Attaque A : « Aïcha Mbarga est une joueuse de handball camerounaise. Elle a commencé à l’âge de douze ans et elle est aujourd’hui la meilleure buteuse du championnat. »
Attaque B : « Le gymnase est vide depuis une heure. Aïcha Mbarga tire encore. Toujours au même endroit, en bas à gauche, là où sa première entraîneuse lui avait dit, à douze ans, qu’elle ne marquerait jamais. »
L’attaque B ouvre sur une scène : un lieu, un geste, un détail — et elle pose la ligne de force. Le lecteur veut savoir la suite.
Pensez en scènes, pas en années. Trois ou quatre scènes, reliées par le contexte nécessaire.
Une ou deux citations fortes plutôt que dix moyennes. Une bonne citation dit ce que vous ne pouviez pas dire à sa place.
La chute : revenez à l’image du début, ou terminez sur une phrase qui ouvre. Évitez la morale et les remerciements.
Adaptez au média. À la radio, le portrait passe par les sons. En ligne, une seule bonne photo vaut mieux qu’une galerie.
II
Mettez sur pauseReprenez la ligne de force que vous avez écrite à la capsule 2a. Écrivez l’attaque de ce portrait en 150 mots environ, puis sa chute.
Leçon 26 — « Écrire pour l’oreille », pour le portrait radio.
Exercices · partie 2
Le portrait sportif — à faire après la capsule 2c
Comptez une vingtaine de minutes, plus le temps d’écriture.
1. Quiz — portrait ou CV ?
1. Laquelle de ces deux phrases ouvre un portrait, et non un CV ?
A. « Née à Bafoussam en 1999, Carine Ewodo a joué à Yaoundé avant de signer en Turquie en 2023. »
B. « Avant chaque match, Carine Ewodo relace trois fois sa chaussure gauche. La droite, jamais. »
Voir la réponse
B. La première est exacte et sans vie : c’est un CV. La seconde donne un geste, un détail, une personne.
2. Qu’est-ce qu’une « ligne de force » ?
A. La qualité physique principale du sportif.
B. Ce qui explique la personne et revient d’un bout à l’autre du portrait — « elle a toujours joué contre plus grand qu’elle », « il n’a jamais quitté son quartier ».
C. Le titre de l’article.
Voir la réponse
B. Chaque scène du portrait vient éclairer cette ligne. Sans elle, vous avez une suite de faits, pas un portrait.
3. La « technique du miroir », c’est :
A. Faire relire le portrait à la personne concernée.
B. Interroger deux ou trois personnes autour d’elle : une coéquipière, un premier entraîneur, une adversaire, un parent.
C. Comparer son parcours à celui d’une autre sportive.
Voir la réponse
B. Et c’est souvent l’adversaire qui dit la chose la plus juste.
4. « Mère de deux enfants, elle trouve encore le temps de courir le 400 m. » Que faites-vous de cette phrase ?
A. Je la garde : c’est un fait exact et cela valorise son parcours.
B. Je me demande si je l’écrirais pour un homme. La réponse est non, donc je réécris.
C. Je la garde en la déplaçant à la fin.
Voir la réponse
B. C’est le test du module. Parlez du sport d’abord : sa technique, ses choix, ses résultats, son influence. Par exemple : « Sur 400 m, elle a amélioré son record personnel de huit dixièmes cette saison. »
A. En ajoutant une rumeur négative qui circule sur le joueur.
B. En cherchant la nuance vérifiée — et si quelqu’un critique la personne, en lui permettant de répondre.
C. En retirant les citations les plus positives.
Voir la réponse
B. Un portrait fait uniquement d’éloges est une publicité ; une rumeur ajoutée « pour équilibrer » est une faute. L’équilibre, c’est la nuance vérifiée et le droit de réponse.
6. Au cours de l’entretien, la sportive vous confie un problème de santé qui a pesé sur sa saison. Que faites-vous ?
A. Je l’écris : c’est elle qui me l’a dit, pendant une interview.
B. Je lui demande clairement « Est-ce que je peux l’écrire ? » et je respecte la réponse.
C. Je l’écris sans la nommer.
Voir la réponse
B. Une confidence sur la santé, la famille ou l’argent n’est pas une autorisation de publier.
2. Scénario — une phrase qui dérange
Vous préparez le portrait d’une joueuse. Son entraîneur, en entretien, la qualifie d’« ingérable ». Que faites-vous de cette phrase ?
A. La publier telle quelle : elle est dite par une source qui la connaît bien.
B. La vérifier auprès d’autres témoins, puis la soumettre à la joueuse pour qu’elle réponde.
C. La supprimer : elle risque de nuire à la joueuse.
Ce que dit le module
B. Publier tel quel, c’est transformer un jugement en fait. Supprimer, c’est fabriquer une publicité. L’équilibre, c’est la nuance vérifiée : croisez avec d’autres regards, demandez à l’entraîneur ce qu’il entend précisément par là, et donnez à la joueuse la possibilité de répondre. Ce qui sortira de cet aller-retour sera probablement le meilleur passage du portrait.
3. Atelier d’écriture
Dix détails observés sur un sportif que vous connaissez — gestes, objets, façons de parler, rituels.
Trois détails gardés, et pourquoi ceux-là.
La ligne de force, en une phrase.
L’attaque, 150 mots environ : une scène, pas un résumé.
La chute : revenez à l’image du début, ou terminez sur une phrase qui ouvre. Ni morale ni remerciements.
Échangez votre attaque avec une collègue et commentez la sienne avec trois questions : est-ce que j’ai envie de lire la suite ? est-ce que je vois une scène ? est-ce que la ligne de force apparaît ?
4. Quiz final
Six questions sur l’ensemble du module. Quatre bonnes réponses sur six est le seuil retenu pour le certificat.
1. Quelle est la première chose à écrire quand vous préparez une interview ?
A. La liste des questions.
B. L’angle, en une phrase.
C. L’heure du rendez-vous.
Voir la réponse
B. Sans angle, vous posez vingt questions sur tout et vous ne racontez rien.
2. Un sportif vous dit « Ça a été une année difficile ». Que faites-vous ?
A. Je passe à la question suivante, j’ai peu de temps.
B. Je relance : « Difficile comment ? » ou « Quel jour a été le plus dur ? »
C. Je note la phrase et je l’utilise telle quelle.
Voir la réponse
B. La meilleure information arrive souvent dans la deuxième réponse, pas dans la première.
3. Combien de temps attendez-vous après une réponse avant de reprendre la parole ?
A. Aucun, le silence met mal à l’aise.
B. Trois secondes.
C. Dix secondes.
Voir la réponse
B. C’est inconfortable, et c’est précisément pour cela que l’interlocuteur reprend souvent la parole — et dit l’essentiel.
4. Dans un portrait, comment organisez-vous le récit ?
A. De la naissance au dernier match.
B. En trois ou quatre scènes qui éclairent la ligne de force.
C. Par ordre d’importance des trophées.
Voir la réponse
B. Pensez en scènes, pas en années. Les dates se glissent dans le texte, elles ne le structurent pas.
5. Qu’est-ce qui fait une bonne attaque ?
A. Un résumé complet du parcours.
B. Une scène : un lieu, un geste, un détail — et la ligne de force posée.
C. Une citation de l’entraîneur.
Voir la réponse
B. L’attaque décide si on vous lira ; la chute décide ce que le lecteur emportera.
6. Une interview après une blessure grave. L’athlète hésite. Que faites-vous ?
A. J’insiste : c’est mon travail.
B. Je peux demander, je ne peux pas forcer. Je propose un autre moment.
C. J’interroge sa famille à la place.
Voir la réponse
B. La douleur se respecte.
5. Votre évaluation du module
Vos réponses nous aident beaucoup à préparer le module 3. Envoyez-les par WhatsApp ou par e-mail, en quelques lignes ou en note vocale.
Ce module vous a-t-il été utile ? Qu’allez-vous changer dès votre prochaine interview ?
La durée vous a-t-elle convenu ? Trop court, trop long ?
Quels formats préférez-vous : audio, fiches écrites, exercices, échanges en groupe ?
Avez-vous pu écouter les capsules sans difficulté de connexion ?
Une suggestion, un sujet que vous aimeriez voir traité ?
Clôture
Récapituler et aller plus loin
3
Capsule 3 — Clôture, travail final et évaluation
Audio 1 min 11 s559 Ko
Le module en six phrases, et ce qu’il vous reste à faire.
Une préparation écrite, avec un angle et un plan B.
La relance et le silence, qui font sortir l’essentiel.
Votre indépendance face à l’entourage des sportifs.
Un portrait qui montre la personne, pas le CV.
Un texte qui commence fort, finit juste, et parle des sportives comme on parle des sportifs : par leur sport.
II
Mettez sur pauseReprenez la feuille du début : ce qui avait manqué à votre dernière interview. Vous savez maintenant comment y remédier.
Après le module
Travail final et certificat
Pour obtenir le certificat de l’UFRESA Cameroun, envoyez dans les deux semaines une interview (600 mots environ, ou 4 minutes d’audio) ou un portrait (800 mots environ).
Envoi par WhatsApp ou par e-mail, en texte ou en note vocale pour la radio. Vous recevrez un retour personnalisé. Les meilleurs travaux peuvent être publiés sur ce site, avec l’accord de leur auteure.
Grille d’évaluation du travail final — 20 points.
Critère
Ce qu’on regarde
Points
Angle
Un point de vue clair, tenu du début à la fin.
4
Préparation et sources
Informations vérifiées ; pour un portrait, au moins deux regards en plus de la personne.
4
Questions ou matière
Interview : questions courtes, précises, relances. Portrait : scènes, détails, ligne de force.
4
Écriture
Attaque et chute ; citations choisies ; pas de chronologie plaquée.
4
Éthique
« On » et « off » respectés, vie privée, pas de stéréotypes, équilibre.
Tous les personnages des exemples et des extraits audio — Brenda Mbock, Carine Ewodo, Aïcha Mbarga, Nadège — sont fictifs. Module conçu et produit par Kobo Sport, partenaire stratégique et technique de l’UFRESA.
« Merci, et bon terrain. »
Retrouvez le programme de la session de Douala, les supports des ateliers et le centre de ressources de l’antenne.